Les origines de l’Ankh remontent aux premières dynasties de l’Égypte antique, ce qui atteste de son ancienneté et de son enracinement profond dans la culture égyptienne. Dès les débuts de la civilisation pharaonique, elle apparaît dans les inscriptions hiéroglyphiques, où elle est utilisée comme signe courant, mais aussi comme élément à forte portée religieuse et symbolique.
On retrouve l’Ankh dans une multitude de supports : fresques murales dans les temples et les tombes, bas-reliefs, statues, amulettes, bijoux ou encore objets rituels. Cette omniprésence montre qu’elle ne se limite pas à un usage religieux strict, mais qu’elle imprègne l’ensemble de la vie sociale, politique et spirituelle.
Dans les représentations iconographiques, les dieux tiennent fréquemment l’Ankh par la boucle, comme s’il s’agissait d’un objet sacré. Elle est souvent tendue vers le pharaon, soulignant le rôle du souverain comme intermédiaire entre le monde des dieux et celui des hommes. Par ailleurs, dans le contexte funéraire, l’Ankh est intégrée aux rituels et aux objets placés dans les tombes, afin d’assurer au défunt une survie dans l’au-delà. Elle devient ainsi un élément clé du passage vers l’immortalité.